J’aime mettre mon nez dans un verre de rhum. J’avais découvert les rhums Barceló lors d’une croisière dans les Caraïbes. À Nassau, j’ai trouvé l’exact opposé, et j’ai adoré.
Une production minuscule, artisanale, dans une vieille maison coloniale. Et la visite est gratuite, un détail qui change tout. Surtout quand on débarque d’un paquebot avec trois heures devant soi.
Je vous raconte tout, de l’histoire aux infos pratiques.

Une distillerie née dans un décor de cinéma
La grande bâtisse blanche a servi de décor à Casino Royale. Vous la reconnaissez peut-être, c’est la scène d’ouverture. Dans le film, la maison joue une ambassade fictive à Madagascar. Daniel Craig y a tourné en 2006 À VÉRIFIER. À l’époque, le domaine tombait presque en ruine.
Le lieu s’appelle le Buena Vista Estate et date de 1789 À VÉRIFIER. Une éternité, à l’échelle des Bahamas comme à la nôtre. Attention pourtant au piège, car la distillerie n’a ouvert qu’en 2013 À VÉRIFIER.
On lit parfois que John Watling’s existe depuis 1789. C’est faux, car seule la maison est ancienne. Le rhum, lui, est tout jeune, et mieux vaut le savoir. Cette nuance compte quand on aime savoir ce qu’on boit.
Du boucanier au rhum, l’histoire derrière le nom
Et ce nom, John Watling, d’où vient-il vraiment ? Il vient d’un vrai pirate du XVIIe siècle. Ce boucanier anglais a débarqué à San Salvador, dans l’archipel. Il a même rebaptisé l’île à son propre nom.
Pour une marque de rhum, avouez que le pedigree est sacré. C’est bien plus vendeur qu’un fondateur en costume.
Un détail m’a fait sourire dès mon arrivée. Les Bahamas ne cultivent pas la canne à sucre. Pas un seul champ n’y pousse, contrairement à ce qu’on imagine. Le rhum naît donc de mélasse importée, fermentée et distillée sur place.
Vous ne visiterez donc pas de plantation ici. Juste une fabrique, des cuves et quelques employés. Ils mettent en bouteille sous vos yeux, à la main. C’est brut, c’est honnête, et j’ai adoré.

Comment on fabrique le rhum ici
La maison joue la carte du small-batch, en petites quantités. Il y a peu de mécanisation et beaucoup de main humaine. Le rhum vieillit en fûts de chêne blanc, plusieurs années selon les cuvées. La chaleur et l’humidité tropicale travaillent le jus tout en douceur.
Pépin, le directeur, m’a expliqué sa philosophie sans détour. Avant Nassau, il travaillait pour de grandes enseignes qui sortaient des bouteilles à la chaîne. Ici, il a décidé de tout ralentir pour faire mieux.
« L’idée, c’est de faire des produits de qualité avant tout. Dans ce cadre de rêve. »
Devant un tel décor, on le croit volontiers sur parole.
Chaque bouteille porte une ficelle de sisal tissée à la main. Elle vient des îles de Cat Island et South Andros À VÉRIFIER. Rien d’industriel là-dedans, c’est une finition devenue rare.

Les trois rhums maison
La gamme compte trois rhums aux personnalités bien distinctes. Le Pale, blanc et vif, est parfait pour un punch ou une pina colada. L’Amber, plus rond, réchauffe la gorge sans la brûler. Le rhum vieux se déguste lentement, pour le plaisir.
Certaines cuvées plus anciennes sortent vraiment du lot. Une nouvelle référence se préparait pendant mon passage, à 66,4 % d’alcool À VÉRIFIER. Autant vous prévenir tout de suite, ça décape sérieusement.

La Red Turtle, leur vodka locale
Surprise au comptoir, John Watling’s ne fait pas que du rhum. La maison produit aussi une vodka, la Red Turtle, distillée localement. C’est un pas de côté inattendu pour une distillerie de rhum. Il reste pourtant cohérent avec l’esprit du lieu. On teste, on ose, et on reste artisanal.
L’instant dégustation, le vrai moment
C’est sur la terrasse que tout se joue vraiment. Des tables vous attendent devant la maison coloniale. On vous propose de goûter les rhums selon les cuvées. Le clou du spectacle reste leur pina colada signature.
Je vais être franche, c’est la meilleure que j’aie bue. Elle est onctueuse, fraîche et dosée pile, avec ananas, coco et citron vert.

En été, des soirées concert s’organisent sur la terrasse. La végétation est luxuriante et l’on devine les vagues au loin. On comprend pourquoi Pépin a tout lâché pour venir ici.
Mon conseil de copine, prenez la pina colada les yeux fermés. Et si vous aimez plus corsé, demandez un vieux rhum à la vanille.

Visiter la distillerie John Watling’s aux Bahamas, infos pratiques
Le gros avantage tient en un mot, c’est gratuit. Le tour guidé et la dégustation ne coûtent rien. La distillerie se trouve en plein downtown de Nassau. Comptez environ quinze minutes à pied depuis le port de croisière À VÉRIFIER.
C’est une excursion idéale si vous descendez d’un paquebot pour la journée. Elle se cale facilement, même en famille et avec un planning serré.
Pour préparer le reste de votre séjour, lisez mon guide de voyage à Nassau. Pour prolonger, filez sur Paradise Island, juste à côté.
Vous hésitez encore sur les îles à explorer ? Consultez ma sélection des îles des Bahamas à visiter. J’ai aussi posé mes valises à Eleuthera, au Potlatch Club.
Les amateurs de spiritueux trouveront leur bonheur dans mon guide des rhums et liqueurs. Pour d’autres idées, voici le top 10 des expériences aux Bahamas et les infos pratiques sur les Bahamas.
Avant de partir, un saut sur le site de l’office de tourisme des Bahamas ne fait jamais de mal.

Légende La boutique, idéale pour rapporter une bouteille

Questions fréquentes sur la distillerie John Watling’s Bahamas
La visite de la distillerie John Watling’s est-elle gratuite ?
Oui, le tour guidé et la dégustation sont gratuits et ouverts au public. Des expériences plus poussées et payantes existent aussi. Le tour de base, lui, ne coûte rien.
Où se trouve la distillerie à Nassau ?
Elle est en plein downtown, sur le Buena Vista Estate. Comptez environ quinze minutes à pied depuis le port de croisière. Un taxi vous y dépose en quelques minutes.
Quel rhum John Watling’s choisir ?
Le Pale convient aux cocktails et l’Amber à un rhum rond et accessible. Le rhum vieux se réserve à la dégustation pure. Mon coup de cœur va à l’Amber, un parfait équilibre.
Cette distillerie a-t-elle vraiment servi pour James Bond ?
Oui, le domaine sert de décor à la scène d’ouverture de Casino Royale. Le film a été tourné en 2006 À VÉRIFIER. Le bâtiment y incarne une ambassade fictive située à Madagascar.
Le mot de la pro du voyage
Beaucoup de voyageurs traversent Nassau au pas de course. Ils enchaînent le marché, la plage et le retour au bateau. Ils oublient les petites maisons qui prennent le temps. C’est pourtant là que naissent les vrais souvenirs.
Pépin racontait sa nouvelle vie aux Bahamas, un verre à la main. Il ne jouait aucun rôle, et c’est ce qui rend la visite si vraie.
Dans le Club Jet-Lag, je partage mon carnet d’adresses complet de Nassau. Vous y trouverez les excursions qui valent le coup et mes spots loin des paquebots.
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